Ingénieur Réseaux & Développement
 
 
 


Citation
Je tiens beaucoup à ma montre, c’est mon grand-père qui me l’a vendue sur son lit de mort.


Proverbe
Si tu portes un vieillard depuis l'aube et que le soir tu le traînes, il ne se souvient que d'avoir été traîné.


Parole de Sagesse
La hache est déjà prête à couper les arbres à la racine : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.


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Présentation

La Commune de Ouidah est située entre 2° et 2°15 de latitude Est et 6°15 et 6°30 d’altitude dans le département de l’Atlantique, au Sud du Bénin. Elle s’étend sur une superficie de 364 km² et est bordée au Sud par l’Océan Atlantique sur une trentaine de kilomètres. Une distance de 41 kilomètres environ sépare Ouidah de Cotonou, la capitale économique du Bénin.
Avec les élections communales et municipales organisées au Bénin en décembre 2002, Ouidah, devenue une Commune, jouit de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Cette commune est désormais dirigée par un Conseil Communal de 17 élus qui ont, à leur tour élu le Maire et ses deux Adjoints.

Ouidah compte 10 arrondissements : 4 urbains et 6 périphériques : Ces Arrondissements constituent des démembrements de la Commune. Elles sont des unités administratives ne jouissant ni de la personnalité juridique ni de l’autonomie financière ; chaque arrondissement est administré par un chef d’arrondissement élu au sein du conseil communal.

Dans la zone urbaine, l’arrondissement est divisé en quartiers de ville tandis qu’il est divisé en villages dans la zone rurale.

Ouidah compte au total 60 villages et quartiers de ville ; chaque quartier ou village est dirigé par un chef de quartier ou de village placé sous l’autorité du Chef d’Arrondissement.

Après avoir été la quatrième ville de l’ex-A.O.F et le 1er Port du Dahomey (aujourd’hui Bénin), Ouidah est connue à la fois comme cité historique, cosmopolite et ville pluriculturelle du Bénin, voire véritable synthèse culturelle de l’Afrique avec des potentialités énormes de développement.

De par ses nombreuses ressources encore inexploitées, le relèvement de la Commune de Ouidah sera d’un grand support à l’économie nationale.

Histoire

La ville de Ouidah doit son origine aux Houéda, les habitants d'un petit village dénommé Tado (dans l'histoire des peuples du sud-Danxomè le berceau de la tradition Adja, Houéda, Fon et Goun) qui ont immigré vers les années 1500.

Dans un premier temps, c'est le village de Sahé, devenu Savi par la suite sous l'impulsion de son roi fondateur Ahoho, qui acceuillit lesdits immigrés.

A la mort de Ahoho, le roi Kpassé prit la succession du trône. Il installa au sud de Savi une ferme qu'il dénomma "Gléhoué" (la maison du champs).

Son règne atteint très tôt une célébrité incontestable. C'est avec lui que le premier contact avec les Européens fut établi suivi de la signature des traités qui autorisaient les européens à mener des activités commerciales dans le village.

La proximité de la ville avec l'océan atlantique a permis l'arrivée dès le 17 ème siècle l'arrivée de nombreuses colonies étrangères d'origine Portugaise, Hollandaise, Anglaise, Danoise et Française. Trois principaux principaux forts ont été construits respectivement par les Portugais, les Français et les Anglais. Les Portugais appelaient les Houéda "Ouaéda", les Anglais les appelaient les "Djuda" et enfin les Français, Ouidah qui remplaça le nom Gléhoué.

Ouidah devint alors le pivot de la traite négrière qui alimentait les plantations d'Amérique Latine et des Caraïbes, celles du Brésil notamment.

Sous l'égide de l'UNESCO et du Président de la République Démocratique du Bénin, Nicéphore Soglo, "Ouidah 92" organisé en Février 1993, a été l'occasion de mettre en place un circuit qui commémore et rappelle cette triste période de l'histoire de la République du Bénin en général et celle de Ouidah en particulier. A cette occasion de nombreux monuments furent restaurés ou érigés pour marquer particulièrement la route des esclaves.

Au bord de la plage, sur les lieux même où embarquèrent les esclaves, a été irigé un grand monument dénommé "La Porte du non Retour". Cet endroit marquait la dernière étape d'une longue souffrance que subissaient des hommes, des femmes, et aussi des enfants, avant d'être triés comme du bétail et entassés comme des sardines dans les bateaux des négriers pour être vendus aux Amériques.

Cette longue marche douloureuse était l'aboutissement d'un long calvaire qui signifiait pour ces êtres désemparés : Zomaï, Place Chacha (où a lieu la vente aux enchères), arbre du retour, arbre de l'oubli ou tout simplement mort. Certains, pour ne pas quitter la terre de leurs ancêtres, choisissaient le suicide en mangeant le sable de la plage ou en s'ouvrant les veines à l'aide de leurs chaînes.

Caractéristiques Physiques

Ouidah appartient a un ensemble qu’il est convenu d’appeler «zone humide» ; ce qui la distingue de bien d’autres localités de notre pays. Avec d’autres communes de la zone lagunaire, elle forme une «zone intercommunale d’éco-tourisme».

1.1- Climat

La Commune de Ouidah jouit d’un climat subéquatorial, caractérisé par deux saisons de pluie alternées de deux saisons sèches à durées inégales.

La hauteur d’eau annuelle varie de 950 à 1150 mm.

La température oscille de 23° C à 33° C au cours de l’année.

1.2- Hydrographie

Le réseau hydrographique est essentiellement caractérisé par un système lacustre et lagunaire dont les principaux plans d’eau sont : les lagunes Djessin, Donmè, et le lac Toho. Ils sont alimentés par les fleuves du bassin du Sud-Ouest, notamment le Kouffo et le Mono. Ils sont généralement très encombrés et leur production halieutique est en baisse à cause de la surexploitation anarchique et intensive par les populations riveraines.

1.3 - Sol

On distingue, du Sud au Nord, deux grands ensembles de sols : l’un de type sablonneux et l’autre de type argileux ferralitique

Il existe la frange lagunaire, constituée de zones marécageuses. C’est la plaine d’inondation d’eau salée favorisant la fabrication artisanale du sel.

Chaque type de sol présente des caractéristiques agro-pédologiques appropriées pour le développement des cultures maraîchères, vivrières et de rente.

1.4- Flore et faune

Elles se situent dans un écosystème particulier constitué  d’une diversité floristique et faunique caractéristique.

La Commune de Ouidah possède 765 hectares de forêts classées et 570 hectares de palmeraies sélectionnées.

Du point de vue de la formation végétale, elle est d’une manière générale entretenue, partiellement défrichée et laisse apparaître par endroits, quelques îlots de forêts vierges conservées comme celles de Kpassè-Zoumè, d’Avlékété, de Savi etc.

En dehors de ces reliques de forêts naturelles, il existe plutôt de grandes plantations, de cocotiers, d’arbres fruitiers (notamment les manguiers), et de bois de feu etc.

Cette diversité de l’environnement naturel concourt à la diversité faunique, tant domestique que naturelle. La faune naturelle ou sauvage concerne le type aquatique, notamment, les poissons, les crustacés, les moules, les huîtres,…, tant d’origine continentale que marine ; les biches, les lapins, les agoutis, les canards d’eau, les pigeons verts, les écureuils et des espèces très variées d’oiseaux se rencontrent çà et là.

Au total, la Commune de Ouidah regorge de conditions naturelles favorables à l’agriculture ; les aptitudes culturales des sols étant excellentes et les hauteurs pluviométriques annuelles suffisantes.

Cadre Humain

Composée majoritairement de Fon, la population de Ouidah renferme presque toutes les autres ethnies du Bénin. Les Xuéda ont été les premiers habitants de la ville de Ouidah ainsi que de sa région. Les Fon d’Abomey y sont venus en grand nombre sous le règne du Roi Agadja, qui a conquis le royaume Xwéda de Saviè, et a fait de Ouidah sa façade maritime en 1727 : c’est le principal port de la Côte du Golfe du Bénin. Ensuite, vint la migration des commerçants Nago et Haoussa du Nigéria.

Fon : 69,8%

Adja : 16,5%

Yoruba : 9,0%

Bariba : 0,5%

Dendi : 0,3%

Du point de vue des pratiques religieuses, Ouidah est une localité où les pratiques ancestrales demeurent vivaces ; le syncrétisme religieux y est très répandu. La religion traditionnelle et celles révélées vivent en bonne intelligence et même en complémentarité. C’est à Ouidah qu’est implanté le Grand Séminaire National, jadis International, de formation des prêtres et religieux catholiques.

Les principales confessions religieuses :

l’Animisme : (46,7%) ; le Catholicisme : (41, 2%) ; l’Islam : (3,6%) ;

le Protestantisme : (1,0%) ; autres (7,5%).

Divinité

  1. Dieu, unique et Tout Puissant Créateur du Ciel et de la Terre, connu sous diverses appellations : Mahu-God-Allah- Bon Dieu etc..

  2. Hêbiosso : Divinité, de la foudre et du Tonnerre

  3. Sègbolissa : divinité androgyne de la lune du Soleil

  4. Sakpata : Dieu de la variole

  5. Dan Ayidohouèdo : l’arc en ciel, dieu de la fécondité, de la richesse

  6. Dangbé : Python, Divinité de l’innocence et de la Paix

  7. Hou : Trinité marine

  8. Avlékété : Xwlavodun, adoré à l’origine des populations de Grand-Popo

  9. Ogou : Dieu de fer, des guerres, des forgerons et des chasseurs

  10. Tohossou : Roi des eaux, des monstres.

Pour promouvoir le Tourisme à Ouidah quelques actions sont envisagées et prendront bientôt corps.

- Le Projet de valorisation touristique de la « Route de l’Esclave »

- Le Projet de valorisation touristique du quartier historique de Ouidah

- Le projet de création d’une zone d’aménagement touristique sur la route des pêches.

- Le projet des zones lagunaires pour le développement des activités économiques, sociales, culturelles, sportives et touristiques etc

 
 
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